-
Rejoignez la Validation en cette nouvelle année 2009
Le Site du Zéro est géré par 3 équipes, chapeautées par l'équipe des administrateurs. Parmi ces 3 équipes se trouve l'équipe des Validateurs qui a à sa charge la validation des tutoriels publiés sur le site, leur entretien ainsi que la modération de leurs commentaires. Bref, les Validateurs sont aux tutoriels ce que les Newsers sont aux news.  La fin d'année 2008 a été marquée par plusieurs départs au sein de l'équipe : certains s'en sont allés, tandis que d'autres sont passés administrateurs. Il est donc temps de recruter ! Domaines dans lesquels nous recrutons Il faut savoir que tous les Validateurs n'ont pas les mêmes domaines de compétence. Un Validateur est un humain et ne peut donc savoir tout sur tout, c'est pourquoi il est nécessaire d'avoir des Validateurs aux compétences diverses de manière à couvrir le plus de sujets possible. Pour cette session de recrutement, les compétences requises sont un peu plus strictes que lors des précédentes. Ainsi, nous recherchons principalement des personnes douées dans les domaines suivants : - C et C++ ainsi que Qt ;
- Utilisation de Linux (utilisations diverses) ;
- 3D (Maya, Blender...) ;
- Les langages de programmation comme Java, Actionscript, Python, OCaml, Erlang... sont un plus non négligeable pour une candidature.
Les domaines de base étant couverts, il n'est pas nécessaire de postuler si vos connaissances se limitent au HTML, au CSS, au Javascript et au PHP (exception pour le PHP si vous maîtrisez excessivement bien). Si vous possédez d'autres compétences plus particulières et / ou spécifiques, indiquez-les dans votre candidature, ça peut certainement nous intéresser.  En plus de ces compétences techniques, il faut avoir une orthographe irréprochable (personne n'est parfait, mais si vous n'avez pas l'habitude d'écrire correctement, cela risque d'être dur) et du temps à consacrer au site. Si vous ne passez que de temps en temps sur le site, ce n'est pas la peine de postuler, la validation étant une activité qui en requiert pas mal. De même, les Validateurs travaillent en équipe, savoir accepter les critiques et travailler en collaboration avec d'autres ne doit pas vous gêner. La maturité et la patience sont des qualités nécessaires et appréciées pour pouvoir travailler avec nous : pouvoir s'occuper de tutoriels même parfois médiocres, tout en restant poli et respectueux du travail fourni par le membre, est très important à nos yeux. S'engager dans la Validation Pour ceux qui estiment avoir les compétences et la motivation nécessaires, vous pouvez présenter votre candidature en m'envoyant un MP (Thunderseb), et ce avant le dimanche 18 janvier minuit (le délai est plus long que la normale, en raison des examens de janvier). Votre MP devra impérativement porter le titre [Recrutement 2009] votre pseudo. Ce dernier devra détailler les points suivants : - Une présentation succincte de vous-même : afin de mieux vous connaître (et juger vos capacités de rédaction), écrivez une petite présentation (nom, âge, lieu de résidence, études, etc.). Je ne vous demande pas de me raconter votre vie mais plutôt ce qui vous caractérise, ce que vous faites sur le Web ou en dehors. Des informations quant à vos disponibilités seront également appréciées .
- Vos motivations pour devenir Validateur : dire que vous voulez être Validateur c'est bien, dire pourquoi et ce que vous attendez de cette fonction, c'est encore mieux. À vous de nous convaincre.
- Vos compétences : ce point-là n'est pas à négliger ; ce qui nous intéresse surtout, ce sont vos compétences. Décrivez un maximum ce que vous savez faire et appuyez-vous sur des exemples, montrez-nous vos créations, projets ou autre.
Sachez que cette étape est très importante, c'est pour cela que je vous donne autant de temps pour la rédiger. Les candidats qui satisferont à cette première étape pourront passer à la deuxième épreuve qui consistera en la « validation » d'un tutoriel factice. Sur ce, nous n'avons plus qu'à vous souhaiter bonne chance, et dans les nouvelles recrues, pourquoi pas vous ? 
-
Des milliers d'oeuvres numérisées avec Europeana
Connaissez-vous Europeana, la bibliothèque numérique européenne ? Elle fut dans un premier temps lancée en novembre, mais victime de son succès, le site est resté indisponible une bonne partie du temps pour finalement voir repousser sa date d'ouverture à la mi-décembre. C'est donc depuis quelques jours que ce site public est de nouveau accessible mais toujours en phase de test. Petit retour en arrière Le service a initialement été lancé le 20 novembre. Il est disponible en 21 langues, dont le Français. D'ailleurs, la France a bien participé puisqu'elle a permis de réunir, en tout, 52 % des oeuvres actuellement mises à disposition sur le site ! Ca va de soi et on s'en doute, c'est un projet de grande envergure :CitationC'est une collaboration sans précédent entre plusieurs centaines d'institutions culturelles de l'Union européenne. « Oublions les frontières et partageons », cela pourrait être le slogan. En effet, le but de cette opération est de pouvoir accéder depuis n'importe quel endroit à des ouvrages de littératures française, à des peintures allemandes ou encore à des partitions musicales hongroises ! Des milliers d'oeuvres numérisées Actuellement, Europeana totalise plus de 2 millions d'oeuvres numérisées. Cela va d'ouvrages littéraires aux documents historiques en passant par des tableaux de peinture. En bonus, on trouvera également des vidéos et même des fichiers audios. Malgré ce nombre colossal, cela ne représenterait qu'1 % des bibliothèques nationales. Un second objectif est d'ores et déjà fixé : atteindre les 4 % d'ici 2012 tout en sachant qu'il a fallu 3 ans pour atteindre ce chiffre symbolique. Un succès attendu... ou pas Comme il l'a été dit au début de cette news, l'ouverture d'Europeana ne fut pas sans problèmes. Le nombre de serveurs initial était de 3. Ce chiffre paraît plus que suffisant, mais allez le dire aux 20 millions de visiteurs... par heure ! Les services techniques de Bruxelles ont dû augmenter sensiblement les performances, car ce ne sont pas moins de 12 serveurs qui distribuent maintenant les informations aux visiteurs depuis le net . Conclusion A terme, le service public devrait mettre à disposition 10 millions d'oeuvres, soit cinq fois le chiffre actuel ! Europeana est donc le premier site européen à proposer un tel contenu, mais rappelons que Google propose également 7 millions d'ouvrages numérisés via son propre système, Google Books. Ce dernier ne voit d'ailleurs pas ça comme de la concurrence, et annonce même une collaboration potentielle : Citation : GoogleAlors que nous poursuivons le développement de Google Recherche de Livres, nous sommes impatients de trouver de nouvelles façons de collaborer avec des initiatives telles qu'Europeana et de prendre part à ce qui pourrait être le plus grand bond technologique de partage de la connaissance depuis que Gutenberg a inventé l'imprimerie. Affaire à suivre donc ! Liens relatifs à la news 
-
LilyPond 2.12 : le nouvel opus stable fait son concert
C'est tambours battant que l'orchestre de programmeurs constituant l'équipe de développement du logiciel de gravure musicale LilyPond, après deux ans de répétitions assidues, a enfin donné une représentation majeure, à savoir la publication de sa branche 2.11 en tant que branche stable, avec la sortie récente de la version 2.12. Lily pond quoi ? Je ne saurais vous dire qui est cette Lily, mais LilyPond est un logiciel libre et multiplateforme destiné à l'édition de partitions de musique via son ordinateur. Certains doivent alors penser qu'il s'agit encore d'un de ces ersatz libres du très renommé Finale. Il est effectivement à cent lieues de ce dernier, mais sans doute pas pour les mêmes raisons. Des causes esthétiques Depuis l'apparition de logiciels WYSIWYG permettant d'obtenir des partitions de musique sur ordinateur, adoptés par divers éditeurs, les musiciens achetant les recueils en résultant sont arrivés à un triste constat : ces portées ne sont plus aussi belles que pouvaient l'être celles éditées avant les années 1970. Ces musiciens n'avaient pas forcément l'érudition leur permettant d'expliquer le pourquoi de cette répulsion. Cet instinct a alors été étayé par des experts plus au fait des règles d'édition musicale. Le principal défaut était que ces partitions paraissaient « mécaniques ». En y regardant de plus près, ils avaient mis en lumière plusieurs écueils, tels que : - les emplacements quasiment identiques des barres de mesure (permettant de séparer chaque mesure) d'une ligne à l'autre ;
- des mesures parfois trop grandes pour peu de texte ;
- un espacement strictement égal entre les notes d'une même durée ;
- des signes mal placés, voire chevauchant des notes déjà écrites ;
- etc.
Mais la gêne ne se justifiait pas uniquement par un esthétisme que le « grand public » pouvait alors juger élitiste. En fait, un problème plus grave se posait : l'interprétation. Une règle de base dans la typographie musicale est qu'il ne faut pas que la partition paraisse trop homogène, au risque de perdre le lecteur dans un dédale de portées identiques, alors qu'il aurait un instant détourné le regard pour mieux se concentrer sur son jeu plutôt que sur le déchiffrage (car jouer, ce n'est pas seulement fixer la feuille). Certains iront alors objecter qu'avec un de ces logiciels d'édition de partitions, il est évidemment possible de corriger soi-même les erreurs commises par la machine. Mais qu'y a-t-il de plus fatiguant que de devoir corriger chaque petit signe, alors que le logiciel pourrait effectuer ces calculs tout seul ? Des scripts artistiques Une fois ces défauts mis en évidence, des programmeurs ont alors pensé à une autre manière d'envisager l'édition de partitions par ordinateur : le principe serait de prendre son éditeur de texte favori et d'y écrire des instructions musicales avec une syntaxe pas trop cacophonique. Le programme s'occuperait alors d'interpréter ces scripts pour en ressortir des partitions prêtes à être imprimées, calculant automatiquement divers paramètres pour que l'utilisateur n'ait pas à trop intervenir dans la mise en forme. Ce logiciel est né sous le nom de LilyPond. Les programmeurs ont fait un important travail de documentation sur les règles esthétiques de l'impression musicale, et sur les techniques utilisées à l'époque où celles-ci étaient directement imprimées sur papier par des professionnels, qui devaient subir dix ans de formation afin d'en arriver à des résultats de référence comme ceux de Bärenreiter. LilyPond a émis le voeu de faire le même travail. Il effectue donc plusieurs tâches dans un certain ordre : - il pose d'abord les notes sur une même ligne horizontale ;
- il écrit la portée ;
- il dispose la clef tout en ajustant les notes verticalement (étant donné que le référentiel est désormais présent) ;
- il ajoute les queues en les positionnant selon la hauteur des notes ;
- il relie alors les valeurs courtes (croches, doubles croches, etc.) entre elles ;
- et il appose les altérations (comme les dièses et les bémols) puis la ponctuation. Au cours de ce dernier travail, la position des notes est réajustée afin que les signes n'empiètent pas dessus.
Le travail graphique est le plus gros du programme, l'interprétation des scripts n'en excédant pas les 10%. Voici un exemple simple de la syntaxe de LilyPond sur Au clair de la lune : Code : TeX1 2 3 | \relative c' { c4 c c d e2 d c4 e d d c1 } |
Résultat :  On s'aperçoit vite que le nom des notes est issu de l'appellation anglo-saxonne (grecque, à l'origine). Les plus chauvins peuvent bien sûr changer ce paramètre et utiliser les noms latins (Do, Ré, Mi, etc.). La polyphonie est naturellement possible : Code : TeX 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 | \new ChoirStaff << \new Voice { \clef treble \relative c' { e4 e e f g2 f e4 g f f e1 } } \new Voice { \clef bass \relative c' { c4 c c d e2 d c4 e d d c1 } } >> |
Résultat :  Certains remarqueront que la syntaxe est très similaire à celle de , un logiciel permettant de composer des documents, scientifiques notamment. Et pour cause, LilyPond en utilise quelques fonctions. est par ailleurs nécessaire pour le compiler, mais ne faites pas ça chez vous les enfants, c'est sale ! Le logiciel intègre en plus sa propre fonte graphique, nommée « Feta ». La syntaxe peut rebuter, mais bien apprise, elle s'avère très puissante et garde un certain « esprit musical ». Sa force est aussi dans le fait qu'un même résultat peut s'obtenir de plusieurs façons. L'exportation, au format PDF, PNG, etc. étant à la hauteur des gravures faites à la main, LilyPond n'a pas pour autant la prétention de remplacer le travail d'un vrai éditeur « du terroir », car son approche esthétique, bien qu'excellente, reste discutable, et ne conviendra pas aux aspirations de tout le monde. Les utilisateurs peuvent cependant modifier certains paramètres par défaut, mais cela n'est pas forcément des plus simples (la plupart diront même que la syntaxe avancée est vraiment ingrate de ce côté-là). Pour les autres types d'instruments, comme la guitare, LilyPond ne se cantonne pas qu'aux partitions classiques. Il est évidemment possible de réaliser des tablatures, tout comme des notations moins courantes, comme la musique contemporaine ou la basse continue. Les nouveautés de cette version 2.12 Je ne m'en vais pas lister tous les très nombreux ajouts effectués depuis la branche 2.10, mais en voici quelques principaux : - création du bloc « \bookpart », pour ceux désirant réaliser un recueil de partitions, après lequel un changement de page est effectué ;
- ajout d'un élément « page-count » dans le bloc « \paper », permettant de fixer un certain nombre de pages pour sa partition. LilyPond se charge alors de redimensionner les portées afin de respecter la valeur demandée ;
- les indications métronomiques peuvent se voir ajouter des indications textuelles ;
- ajout du contexte « FretBoard », permettant de réaliser des indications pour les frettes de guitare ;
- il faut savoir qu'en harpe, la tonalité est déterminée selon la valeur que l'on attribue à chaque corde (bécarre, dièse ou bémol) via sept pédales. L'interprète pouvant être amené à changer de tonalité pendant le morceau, LilyPond propose désormais une notation spécifique aux pédaliers de harpes ;
- pour les partitions en plusieurs parties, ont peut dorénavant constituer une table des matières ;
- les valeurs longues (rondes, blanches, etc.) occupant à elles seules une mesure complète sont à présent précédées d'un peu plus d'espace ;
- possibilité de régler soi-même l'orientation d'une liaison en y ajoutant un « ^~ » pour la placer en haut, ou un « _~ » pour la placer en bas ;
- sur les tablatures, les chiffrages d'accord et les glissandos ont été ajoutés ;
- les objets (notes, indications textuelles ou nuances) figurant hors de la portée sont maintenant automatiquement positionnés pour ne pas se chevaucher ;
- les portées sont placées en tenant mieux compte des notes qui pourraient s'en retrouver très éloignées, évitant que ces dernières soient trop proches d'une portée à laquelle elles n'appartiendraient pas.
La liste complète des changements se trouve à cette adresse (en anglais). Télécharger et installer LilyPond Des installateurs pour GNU/Linux, FreeBSD, MS Windows et MacOS X sont disponibles sur la page de téléchargement, et s'occupent d'installer LilyPond sur le système. Vous pouvez aussi passer par le gestionnaire de paquets de votre distribution. Pour les aventuriers, le code source peut être téléchargé et compilé, mais c'est une opération très fastidieuse, qu'on laisse volontiers aux packageurs. Mes partitions ne veulent plus être exportées en PDF ! C'est normal, il faut les mettre à jour afin de s'assurer que la syntaxe corresponde au mieux à la version actuelle. Il faut au préalable avoir indiqué sur sa partition la version de LilyPond utilisée, puis taper la commande : Code : Console | convert-ly -e ma_partition.ly |
Et on peut à nouveau exporter ! Apprendre le LilyPond Un tutoriel est en cours de rédaction sur le Site du Zéro, mais vous pouvez aussi lire la documentation officielle, qui propose un tutoriel d'initiation, puis un apprentissage détaillé pour chaque type de notation, ainsi que les fonctions de personnalisation. Conclusion LilyPond est à la fois un logiciel et un langage d'édition de partitions par ordinateur, issu du . Son but est de prendre en charge automatiquement la mise en forme de la partition sans que l'utilisateur n'ait à y passer trop de temps, tout cela à l'aide d'un langage de script souple que l'on peut apprendre assez facilement. Sa branche 2.11, jusqu'alors en développement, est désormais considérée comme stable, avec la sortie de la version 2.12. Les nouveautés apportées contribuent à rendre le logiciel toujours plus complet. Liens 
-
Un séjour dans la cave
- Alors comme ça, c'est vous les deux types qui allez nous pondre la news du 1er janvier ? Je lançai un regard inquiet à MathX. - Faut croire, rétorqua machinalement MathX. - Ok. Faut que vous parliez des trucs qui ont fait qu'on est devenus célèbres. Et des changements de la team. Et puis zut, démerdez-vous. - Ouais, on est assez grands pour le faire tout seuls, répondit MathX dont l'assurance m'impressionna. - Dernière chose, vous pouvez déranger le personnel. Au cas où, menacez-les de Toufou, si y a besoin. Ça fait trois jours qu'il n'a pas mangé. Pauvre delphiki... enfin, au moins ça a libéré un PC. Nous quittâmes la pièce du chef et nous nous dirigeâmes vers un genre de carrefour, où quatre voies nous étaient proposées. Aucune indication, sinon quelques couleurs pâles. On y trouvait du bleu, de l'orange, du vert et du rouge. - MathX, tu veux pas qu'on s'organise un peu avant de partir pour faire son truc à l'autre, là ? Parce que bon, commencer comme ça… Ok, tu connais les lieux, mais bon... demandai-je. - Fais-moi confiance, j'te dis. - Euh, ok... Je le suivais sans trop me demander pourquoi, ni comment. Il connaissait les lieux comme sa poche, et pourtant ce dédale de bifurcations m'embrouillait fortement. MathX avait beau sembler d'une assurance particulière, je le sentais fébrile dans sa démarche. Comme une manière de montrer qu'il pouvait remplir son rôle, qu'il assurera en tout temps. Il s'arrêta et distingua une plaque. On ne voyait que certaines lettres, MathX épousseta la plaque pour voir les autres. Un magnifique « zCorrecteurs, dictionnaires et bescherelles » apparut. - Hé, t'avais pas été zRédac' toi ? me demanda soudain MathX. - Bah, si, pourquoi ? - Tu dois mieux les connaître que moi, allez, entre ! me lança MathX avant de me pousser à l'intérieur. Je pénétrai lentement dans la pièce, et vis qu'elle était divisée en trois groupes : un conséquent, et deux autres plus réduits. - Hé les gars, A-dream est revenu ! lança un imbécile avec un casque de scooter sur la tête. C'était Nelty. Tous se tournèrent vers moi et m'examinèrent scrupuleusement. Je me tournai vers MathX qui m'annonça ce que je devais faire. Résolu, j'avançai à grandes enjambées. J'explorai donc la pièce, et me mis à chercher l'équivalent du maître nageur dans une piscine publique : un zAdmin. J'en reconnus trois, grâce à leurs vêtements et leur fouet attaché à la ceinture. Ce groupe de personnes était composé d'un tortionnaire, d'un chef de grande entreprise et d'une troisième personne ayant un tic : toujours se frotter la tête. Respectivement Ziame, dworkin et ptipilou. Ziame, le plus jeune des trois, surveillait attentivement les deux groupes de droite, le fouet à la main. dworkin, quant à lui, organisait les corrections. Il nommait les zCorrecteurs par des numéros : « 3, à la recorrection du tuto sur flash ! 12, tu viens avec moi, j'ai besoin de bêta-testeurs ! ». Enfin, ptipilou était sur un bureau en train de s'arracher les cheveux pour trouver l'orthographe d'un néologisme. Je m'adressai donc à Ziame. - Tu pourrais pas me raconter vite fait l'histoire de la v2 ? - Viens, suis-moi, je te raconterai sur le chemin. Et l'on se dirigea vers un couloir menant tout droit à la salle des validateurs. Sur le chemin, je faillis à plusieurs reprises glisser sur ce qui ressemblait à de la bave de chien. J'appris beaucoup de choses sur cette v2. Tout d'abord, elle a ouvert ses portes le 6 février 2008, développée par DJ Fox, Savageman et vincent1870. Elle apporte des évolutions d'utilisation et de suivi et supprime le forum séparé qu'il y avait lors de la v1 (au profit d'un forum parfaitement intégré, développé pour coller au plus près aux besoins du site et de son équipe). Autre nouveauté : la zCorrection augmente sa ligne de mire. Elle s'attaque désormais aux news. Cette nouvelle version suit de peu un recrutement de zCorrecteurs : les places avaient été confiées à Tizz, Pas un 0, un -1 !, gigedine et peupeu. zCorrecteurs reloaded ! (6 février 2008)- Résultat de la sélection zCorrecteurs (6 janvier 2008). Nous arrivâmes à un carrefour, où se croisaient trois chemins. Nous prîmes celui de gauche, pour rejoindre le lieu où les validateurs siégeaient. À peine étais-je entré dans la pièce qu'un froid glacial m'entoura. La cave des validateurs était pleine à craquer. Chaque validateur était posté devant un vieil écran cathodique 14" clignotant dangereusement. J'en reconnus quelques-uns (dont Thunderseb, qui était en train de résoudre quelques bugs de zEditor), mais personne ne daignait se retourner vers moi. Dans un coin je reconnus une chaîne, Ziame expliqua qu'on était attaché là lorsque l'on n'atteignait pas son quota de tutoriels refusés. Il raconta ensuite que depuis le passage dans les tutoriels officiels de celui d'aerodark sur Blender, les conditions de travail des validateurs s'étaient fortement dégradées. D'un seul coup, les néons ne furent plus changés et la ration de coups de fouet doubla. Lorsque celui sur Java subit le même sort, certains validateurs furent privés de salade (Tortue facile) ou de pain pendant plusieurs jours, car la validation prenait trop de temps et les compteurs atteignaient des sommets. C'est donc le 7 février 2008 que le tutoriel d'aerodark apparut dans le menu de gauche. Cette mise en valeur a été applaudie par la communauté et ce tutoriel, comme celui de cysboy sur Java, le méritait amplement. - Bon, désolé, mais il faut que je vous laisse là. Je ne peux pas sortir de mes fonctions trop longtemps si je ne veux pas me retrouver là-bas, annonça Ziame désignant la chaîne de tout à l'heure. - O.K., c'est pas grave. Nous quittâmes Ziame et continuâmes notre chemin vers l'antre des newsers. Cette pièce était grande, pouvant accueillir plusieurs newsers, mais elle était... vide. Sur 14 bureaux équipés d'ordinateurs aussi rustiques que ceux des validateurs, seulement 4 étaient occupés. Vinchz semblait profiter de la situation en ayant mis en place un dual-screen pour pouvoir jouer plus facilement à Urban Terror. Nous étions venus là pour voir Cam, un des rédacteurs du Manuel du Zéro. Il devait nous en parler un peu. Ce manuel a pour but de guider les débutants à s'intégrer dans la communauté, à utiliser toutes les options possibles du SdZ, etc. Ce qu'un membre ne verrait pas forcément au premier coup d'œil lui est expliqué clairement dans ce texte. On y trouve aussi des annexes où quelques récits y sont recueillis. Il a été rédigé par quatre personnes : Nelty, souls killer, Cam et madmac. - C'est le fruit de plusieurs mois de dur labeur, nous indiqua Cam. Assez acclamé au début, puis finalement raillé à la fin, ce Manuel ne s'en porte que mieux. Les auteurs comptent d'ailleurs sur vous pour aider son évolution. Vos remarques sur le contenu, la forme, le noyau dur seront appréciées tant qu'elles sont construites. - Merci beaucoup pour ces infos, remerciai-je. - De rien... il vous reste beaucoup de sujets à traiter ? - Quelques-uns seulement, répondit MathX. MathX ne souhaitait pas rester dans cet endroit : il le connaissait trop bien et je le vis frissonner à plusieurs moments. Nous retournâmes dans la chambre des canaris pour interroger Shaac, un des « nouveaux » validateurs issus du recrutement du 26 avril. Ce recrutement fait suite à une pénurie de validateurs, à ce moment-là. Certains d'entre eux avaient quitté les rangs, et le compteur montait... dangereusement. Tortue facile avait donc organisé un recrutement. Il devait trouver des personnes qualifiées pour maîtriser le graphisme en 3D, le Java, le Casio et le TI. >Consulter la news de recrutement C'est donc de ce recrutement que sont sorties (indemnes) cinq nouvelles recrues : Carma001, Carnage, Coyote89, Shaac et mykeys. > Consuler la news des résultats. - Cam, tu saurais pas où trouver Inki ou Natim ? questionna MathX. - Ils se sont évadés, personne ne sait comment... Tu devras trouver quelqu'un d'autre, expliqua Cam. - Bon, on va devoir aller voir M@t alors, dit tristement MathX comme s'il s'attendait à des coups de fouet. Inki et Natim sont deux développeurs web qui ont aidé karamilo dans le développement du Site du Zéro au cours de l'année. Le 10 mars, Natim était promu et le 31 du même mois, ce fut le tour d'Inki. Ceux-ci ont réalisé de gros travaux sur le site : Inki a refait un nouveau module de concours et l'espace qui permettait de rédiger des news (alias « Vos News ») tandis que Natim a refait VT 3.5, qu'on attendait depuis... euh... longtemps. Il y a donc eu plusieurs concours effectués depuis l'ouverture du module : générateurs de sudokus et de labyrinthes, une session de graphisme, etc. Le module Vos News, quant à lui, a instauré plusieurs nouvelles fonctionnalités : on peut désormais écrire des news à plusieurs, on ne perd plus le zCode quand notre news est refusée, etc. En gros, le suivi est amélioré. - m@t est toujours aussi... bourru ? - Non, répondit MathX, d'habitude il l'est plus encore. - Ah... Et c'est ce type-là qui a écrit le cours de C ? Le cours de C et de C++ a commencé le 29 juillet 2005. Il a finalement été scindé en deux (ce qu'annonçait une certaine news), le cours de C d'un côté, et de l'autre coté le cours de C++. Le dernier chapitre Qt sur le réseau a été annoncé dans une news le 5 juillet (celle-ci), puis la dernière annexe le 15 juillet (cf. cette news). MathX et moi décidâmes finalement de retourner sur nos pas. Nous allions retrouver Petrus6, pour qu'il nous explique enfin ce qui s'est passé cette année, le plus important. Nous essayâmes de lui faire deviner. - Hum... La sortie de zEditor ? essaya Petrus6. - Non... - Heu, les deux tutos passés officiels ? tenta une dernière fois Petrus6. - Toujours pas... tu t'es pris une cuite hier, ou quoi ? - Ok pour l'indice. Les disparitions de tutos inopportunes ? La validation défaillante ? Bon... t'es vraiment désespérant. La sortie de VT 3.5 ! En effet, c'est en cette année 2008 qu'est sortie la mise à jour de Vos Tutos, la version 3.5. Elle était attendue car cette version apporte de nouvelles fonctionnalités demandées par la communauté. Nous pouvons désormais écrire des tutoriels à plusieurs, consulter les différentes versions d'un tutoriel, importer des tutoriels, etc. Peu après sortait zEditor, remplaçant de VTO. Annonce de la sortie de VT3.5 (20 août) - Annonce de la sortie de zEditor (5 octobre) Quelqu'un ouvrit soudainement la porte : Nelty nous demandait de venir le voir. En effet, DJ Fox l'avait chargé de nous dire qu'il voulait nous voir. MathX et moi prîmes donc la direction de son bureau d'administrateur, plaqué d'or, d'argent et de pierres précieuses, quand Nelty nous arrêta : MathX n'était pas convié. Celui-ci devait absolument retourner dans la chambre des newsers pour valider une news... J'entrai donc dans le bureau de DJ Fox. Celui-ci avait deux bureaux, tous deux de très bonne qualité (du moins par rapport à ceux des schtroumpfs, canaris ou autres fougères). L'un renfermait un ordinateur 21", l'autre du matériel de mixage (on est DJ... ou on ne l'est pas !). Celui-ci souhaitait que lors de mon inspection, je parle de sa promotion. N'ayant pas trop le choix devant cet administrateur tortionnaire (il a été formé par Ziame, après tout...), je dus en parler. En effet, il est passé admin le 2 novembre pour mettre à jour VT, lui incorporant une passerelle avec le site des zCorrecteurs. Le processus est donc changé : le membre n'a plus besoin de s'inscrire sur le site des zCorrecteurs, et d'autres choses qui étaient assez contraignantes ont été arrangées, entre autres grâce à la passerelle du SdZ avec le site des zCorrecteurs. Quelques jours plus tôt, il était aussi question de recrutement. L'annonce a enfin été faite sur le site des zCorrecteurs, le 26 décembre dernier. Évolution du processus de zCorrection (sur le site des zCorrecteurs) - Annonce du recrutement (sur le site des zCorrecteurs) - Résultats du recrutement Après ça, je dus quitter tous ces schtroumpfs, ces canaris plaqués or et ces fougères... à peupler ! Au nom de toute la team, validateurs, newsers, modérateurs, et admins, et au nom des zCorrecteurs, je vous souhaite une très bonne année 2009 ! Important : Petrus6 souhaitait que je précise qu'il ne prend pas de cuite, et qu'il boit juste des vodka-coca. Par ailleurs, je remercie toutes les personnes que j'ai raillées, en particulier une certaine personne qui a failli être un junkie... Merci à Guillawme, Klouguinette, Nelty, Petrus6, Poulpette, Redlime, MathX et Shaac pour leurs relectures. 
-
Livraison de dernière minute pour Noël : le kernel 2.6.28 est là !
Le barbu rouge préféré des petits et des grands n'a pas oublié les Linuxiens ! Le 24 décembre peu avant minuit, Linus Torvalds a annoncé la sortie immédiate du nouveau kernel, qui passe désormais en version 2.6.28, quelques semaines avant la date prévue par le calendrier habituel. Cette version apporte son lot de nouveautés, et elles ne sont pas là pour faire de la figuration. Voyez plutôt. Ext4, l'enfant terrible Probablement le plus gros morceau de cette release, l'apparition du système de fichier ext4 pave la voie pour une future adoption massive par les utilisateurs. Tout système d'exploitation, quelle que soit la famille à laquelle il appartient, utilise un système de fichiers, ou FS pour pouvoir organiser ses fichiers sur le disque dur. Le FS ext3 est utilisé par défaut dans bien des distributions mais il en existe une multitude d'autres, comme XFS, ReiserFS , etc. Pour la petite histoire, ext3 avait supplanté son prédécesseur ext2 en introduisant la journalisation, un procédé qui consiste à écrire dans un journal les changements sur le disque ; et par conséquent, réduit le risque d'avoir des données corrompues à cause d'un crash ou une coupure de courant. On retrouve chez le nouveau venu, l'ext4, plusieurs caractéristiques de taille : - La rétro-compatibilité avec ext3 est maintenue, c'est-à-dire que l'on peut monter (rendre accessible par le système) une partition ext4 comme s'il s'agissait d'une partition ext3. L'inverse est également possible, pour assurer une transition en douceur.
- La taille totale du FS et des fichiers possibles a été revue à la hausse. Si le coeur et le disque dur vous en dit, il est désormais possible de créer des fichiers individuels de 16 TiB (soit environ 16 000 Gigabytes) et un FS de 1 Exbibyte, (soit 2^60 Bytes, soit... beaucoup). De plus, le nombre de sous-répertoires maximum est désormais de 64 000 contre 32 000 auparavant, pour les maniaques du rangement.
- Le journal utilise désormais des checksums pour vérifier qu'aucune erreur ne s'est introduite. Le procédé est assimilable à la vérification de la somme MD5 que l'on effectue souvent pour vérifier l'intégrité d'un téléchargement.
- La vérification du FS prend moins de temps car les blocs vides du disque inoccupés sont marqués comme vide : le programme de vérification des données que l'on fait tourner tous les X redémarrages ne prend donc plus le temps de vérifier ces blocs. Par ailleurs, toujours dans des soucis de performance, plusieurs procédés font leur apparition comme la delayed allocation, les extents ou le multiblock allocator.
Je vous renvoie à l'article Wikipedia sur ext4 [en] pour de plus amples informations. Performances graphiques, virtualisation et drivers Autre morceau de choix, l'arrivée du nouveau GEM. Petit nom du Graphics Execution Manager, le petit bonhomme s'occupe de répartir les ressources des chipsets graphiques entre les différentes applications réclamant de la puissance de calcul pour afficher de la vidéo. Il s'agit en fait de s'assurer, tout comme le système d'exploitation le fait déjà avec la RAM, que les applications s'occupent de leur mémoire sans mettre le bazar chez les autres. Du coup, les performances s'en trouvent grandement améliorées, ou, pour faire simple, « ça rame moins ». Ceux qui ont l'habitude de faire 50 choses à la fois sur leur bureau avec des applications gourmandes en ressources graphiques peuvent se frotter les mains d'avance.  De nombreuses améliorations ont été apportées à KVM. Il s'agit d'un module noyau apportant une solution de virtualisation à certaines architectures processeur comme Intel-VT ou AMD-V. Pour rappel, la virtualisation consiste à faire tourner un système d'exploitation guest (ou invité) dans un système host (ou hôte). Cela permet par exemple de séparer plusieurs systèmes sur une même machine sans redémarer ou encore utiliser des logiciels indisponibles sur le système host. En septembre dernier, Red Hat, qui édite ou contribue aux distributions GNU/Linux CentOS, RHEL et Fedora, a acheté la société derrière une partie de KVM pour la coquette somme de 107 millions USD. Étant donné que la virtualisation est un marché très porteur actuellement, il y a fort à parier que Red Hat compte s'appuyer sur KVM pour offrir une alternative viable aux mastodontes actuels du marché, VMWare et Xen. Utilisation de Windows XP sur une distribution GNU/Linux avec KVM, et la console de gestion Outre la farandole de bugfixes (règlement de bugs) et améliorations de performances habituelles, il faut noter l'arrivée d'une nouvelle classe de drivers jugée désormais assez stable, celle des périphériques USB sans-fil. Le nombre de gadgets de cette forme se retrouve en effet de plus en plus dans les foyers, il était donc nécessaire de pouvoir s'en servir correctement. D'ailleurs, le processus de développement du kernel n'est pas si évident et sans accrocs. Vu que les développeurs se comptent par dizaines, travaillant souvent sur des sous-projets très différents, il est extrêmement difficile d'harmoniser la qualité du code partout dans le tree (ensemble du code source). Il y a un éternel débat sur la nécessité d'introduire tôt des fonctionnalités dans le noyau. En effet, bien plus d'attentions sont portées au tree principal ; intégrer un driver permet d'accélérer sa maturité de manière bien plus efficace car il ne sera pas laissé dans son coin. Inversement, fournir un travail à moitié fini aux utilisateurs finaux n'est pas génial pour assurer une stabilité, qualité toujours appréciable pour un système d'exploitation. Il y a donc un tree intermédiaire où les projets qui sont dans l'état « hum, c'est pas encore ça mais ce serait cool que plus de gens y jettent un coup d'oeil » évoluent pour plus tard connaître leur heure de gloire sur les machines de Monsieur Toutlemonde. Conclusion et ressources qui vont bien Pour cette version de Linux, la communauté de développeurs a donc fait le choix de l'ambition en proposant des fonctionnalités très récentes et peu testées, pour donner un avant-goût de toutes les bonnes choses à venir. Il sera intéressant de voir si les utilisateurs et les développeurs de distributions suivront le mouvement. Ubuntu proposera-t-il l'ext4 par défaut en avril prochain ? Quel futur pour KVM ? Rendez-vous dans quelques mois pour en savoir davantage.  Merci à A-dream et BlckShd pour la relecture et les captures d'écran.
|